Zéro
pointé !
C’est une affirmation gratuite
que
de
soutenir
la
nécessité
de
réduire
l’effectif
des
poulinières
de
la
race
Trotteur
Français.
De
plus
les
moyens
mis
en
œuvre
sont
conçus
pour
que
ce
soit
l’autre
qui
arrête…
Les
effets
de
la
réduction
des
effectifs
Toute choses étant égales par ailleurs, c’est
la
population
raciale
la
plus
large
qui
permet
la
diversité,
la
meilleure
variabilité
génétique
et
donc
le
progrès
génétique
le
plus
performant.
Réduire
arbitrairement
les
effectifs,
c’est
condamner
de
nombreux
petits
éleveurs
passionnés
qui
n’ont
commis
d’autre
faute
que
d’entreprendre.
C’est
aussi
réduire
les
habitués
des
hippodromes
et
les
parieurs,
surtout
en
province.
C’est
briser
un
dynamisme
qui
se
traduit
par
un
financement
volontaire,
en
contrepartie de
la
liberté
et
du
plaisir
d’élever
pour
tenter
sa
chance.
Les
poulinières
qui
n’engendrent
pas
de
gagnants
ou
de
placés
ne
coûtent
rien
à
la
collectivité.
La
sélection
pour
l’attribution
des
allocations
ne
doit
sainement
s’opérer
que
sur
la
piste.
De
l’amélioration
génétique
Les responsables de
la
politique
d’élevage
du
Trotteur
Français
se
justifient
en
prétendant
que
leur
rôle
« est de
favoriser
l’amélioration
de
la
race »
(sic).
Les
critères
utilisés :
catégorisation
sur
records,
victoires
etc. sont,
en
moyenne,
plus
en
rapport
avec
l’environnement
du
cheval
qu’avec son
potentiel
génétique.
Dans
ces
conditions,
la
sélection
est
opérée
bien
plus
sur
les
acteurs
qui
élèvent,
entraînent,
gèrent
la
carrière
que
sur
le
potentiel
génétique
du
cheval. Pire,
ces
décideurs
ne
se
privent
pas
de
modifier
d’année
en
année
ces
critères,
selon
les
effets
produits
sur
leurs
élevages…
Sachant qu’actuellement
la
capacité
de
reproduction
d’une
poulinière
est
de
0,7 poulain par
an,
tandis
que
celle
d’un
étalon
est
100 fois
plus
forte,
la
première
démarche
sérieuse
pour
induire
du
progrès
génétique
est
de
sélectionner
les
étalons
sur
un
critère
génétique
de
synthèse,
et
cela
par
famille,
pour
préserver
une
bonne
variabilité.
En
conclusion
Ce n’est pas
en
réduisant
les
effectifs,
interdisant le
transport du sperme, fermant le livre et utilisant des critères non génétiques que l’on entretient une bonne dynamique de la filière et que l’on prépare un potentiel génétique capable de s’affirmer dans la concurrence internationale. Le principe même des courses est la compétition. Acceptons-la
et soyons les meilleurs. Ne barrons pas la route à celui qui veut entreprendre… et que le meilleur gagne. La politique d’élevage du Trotteur Français se cherche toujours dans la médiocrité ; c’est la raison pour laquelle elle mérite un zéro pointé !
Jacques Boully, le 2 février
2005
Texte envoyé à
A.
BOUDALI le 02/02/05 pour parution
dans
N°5 et sur le site de TOP-TROT