Qu’est-ce
qui fait le
prix d’un yearling ?
Cet
échantillon a été reparti en 4 classes d’effectifs
sensiblement égaux dont les bornes des prix de vente sont :
La notoriété du père conditionne largement le prix de
vente. Le prix de saillie de ce père (r=0,65) a l’effet le plus
significatif et
de façon assez continue. Sa valeur moyenne pour chaque classe montre la
progression suivante : 3 572, 5 679,
6 022 et 9 336 €.
Le BTR du père (r=0,37) ainsi que son classement percentile sur le taux
de ses
produits qualifiés corrigé en équivalent âge 3 ans (r=-0,35) ont
également un
effet significatif. Notons cependant que l’effet n’est pas perceptible
entre les 1ère
et 2e classes mais est très
évident à partir de la 3e classe et entre
celle-ci et la 4e.
Ainsi dans la 4e classe (prix de vente de 29 à
70 000 €) les
pères, en moyenne, ont un BTR de 53 et se hissent dans les 4 %
meilleurs
étalons sur le taux de produits qualifiés. Le total des gains des pères
(r=0,32) a un effet visible, surtout dans les classes extrêmes, tandis
que le
record de réduction kilométrique (r=-0,28) n’a pas
d’effet très
visible par classe.
La
mère conditionne également le prix de vente mais,
globalement, de façon moins marquée que le père. Le caractère le plus
significatif la concernant est son taux de produits qualifiés (r=0,34).
Ainsi
dans la 1ère classe (prix de vente : 3
à 10 000 €), il est
de 52 %, il passe à 78 % dans la 2e (11 à
20 000 €) et plafonne
aux environs de 80 % dans les 3e et 4e
(21 à 70 000
€). Le gain propre de la mère (r=0,22) a surtout un effet sur la 4e
classe de prix élevés. Le gain moyen des mères par classe de prix de
vente du
yearling est de 20 à 41 000 € pour les 3 premières classes
tandis qu’il
monte à 71 440 pour la 4e. Le gain
moyen des produits des mères
(r=0,28) a un effet sur les 1ère, 2e
et 3e
classes alors qu’il est sans effet entre la 3e
et la 4e.
Nous n’avons pas constaté d’effet concernant le record de réduction
kilométrique des mères ou les gains de leur meilleur produit.
Enfin
remarquons que le BTR du sujet vendu a,
légitimement, un effet positif marqué (r=0,53) qui s’observe dans les
classes
extrêmes de prix de vente. Il passe de 40, dans la 1ère
classe, à 41
dans les 2e et 3e
classes, pour arriver à 45 dans la 4e.
Cet effet est logique puisque cet indicateur, qui estime la valeur
génétique de
ces yearlings, exprime également, en grande partie, la notoriété de ses
parents.
L’expérience
intuitive nous rappelle que le modèle des
sujets à vendre a également un effet positif sur le prix de vente mais
nous
n’avons pu en mesurer le poids, faute de disposer d’appréciations sur
ce
critère.
En
conclusion, nous remarquons que si la notoriété des
parents est un facteur évidemment important dans le prix de vente d’un
yearling,
celle du père en rapport avec son prix de saillie est majeure. Des
caractéristiques telles que le BTR du père ou son taux de produits
qualifiés
ont des effets favorables sur les meilleures classes de prix de vente
alors que
le taux de produits qualifiés de la mère montre un effet favorable sur
les
classes les plus faibles. On peut oser suggérer que, sur des mères qui
ont
prouvé leur potentiel sur descendance, il est, en moyenne, hautement
rentable
d’utiliser de très bons étalons en assurant, entre autres, un excellent
BTR
pour avoir la génétique en plus de la notoriété !
En
effet, si dans la 4e classe le coût moyen de
saillie de 9 336 € est relativement élevé, le produit est
vendu en moyenne
45 357 € (de 29 à 70 000 €) mais avec des exigences
moyennes telles
que : mères avec 80 % de produits qualifiés, pères avec un BTR
de 53, se
classant dans les 4 % meilleurs étalons sur le taux de produits
qualifiés
corrigé en équivalent 3 ans et BTR de 45 pour les sujets vendus.